« De la fourche à la fourchette » produire et consommer autrement à St Paulien

 

La situation des agriculteurs :

 

« Notre système de société arrive à bout de souffle avec des consommateurs qui paient des produits toujours plus chers avec de moins en moins de garantie sanitaire et des agriculteurs qui vendent  (en gros) leurs produits au même prix qu’il y a 40 ans.

 

Pendant un temps les aides européennes (PAC) ont compensé cette perte financière. Mais avec les charges qui explosent (fuel, électricité, matériel, semences …) le coût de production n’est plus compensé par les prix d’achat pratiqués par les industriels. La loi EGALIM qui devait renforcer le pouvoir des producteurs face aux grandes centrales d’achat est un échec. De plus les accords CETA et MERCOSUR  entraînent une diminution, pour les consommateurs, des garanties sanitaires et de traçabilité sur les produits importés, entraînant  ainsi une situation de concurrence déloyale avec les agriculteurs de montagne qui travaillent sur la qualité » affirme Sébastien Béraud agriculteur à St Paulien.

 

Le bio, une solution pour s’en sortir ?

 

Que dit l’Etat ?

 

Le 1er janvier 2022 au plus tard, les repas servis dans les cantines scolaires, mais aussi dans tous les restaurants collectifs des établissements de service public, devront compter 50 % de produits bio, locaux ou écologiques, avec un minimum de 20 % de produits bio.

 

  • Pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès à une alimentation de qualité et respectueuse de l’environnement.
  • Le grand nombre de repas servis dans les restaurants collectifs permettra d’accélérer en France le développement de l’agriculture bio, meilleure pour l’environnement.
  • Pour les agriculteurs déjà convertis au bio ou ayant une démarche qualité, cela représente de nouveaux débouchés pour vendre leurs produits.
  • Cette mesure favorise la conversion au bio d’autres agriculteurs. En parallèle, le Gouvernement aide au développement de l’agriculture bio (objectif : 12 % de la surface agricole en 2022).

 

 

 

Les solutions locales que nous mettrons en application :

 

Nous n’attendrons pas 2022 pour passer brutalement à 50 % de produits durables ou labélisés de qualité, avec un minimum de 20 % de produits bio dans les repas collectifs.

 

L’expérience d’autres collectivités, montre qu’un repas bio peut ne pas coûter plus cher qu’un repas traditionnel à condition de prendre dans le même temps des mesures anti-gaspillage.

 

Nous commencerons donc par faire réaliser un diagnostic préalable avant d’entamer une démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

Nous anticiperons également l’interdiction des contenants plastiques d’ici à 2025 dans les cantines, qui s’imposera aux collectivités comme la nôtre.  Nous avancerons progressivement vers l’emploi de 60% d’emballages réutilisables, recyclables ou compostables en 2022, pour atteindre 100% en 2025 .

 

 

Puis il faut progressivement permettre à des producteurs locaux une rapide reconversion afin de pouvoir répondre à une demande importante début 2022 de produits labélisés.

 

Pour le bio, la reconversion durant 3 ans, il faut s’atteler rapidement à susciter des vocations parmi les producteurs locaux en cherchant à obtenir toutes les aides nécessaires à une reconversion réussie. Une commune peut aider au niveau de la commercialisation (prêt de locaux en ateliers relais), de la recherche de terrains agricoles et d’aides à l’implantation (réseau d’eau et d’électrification) des structures techniques nécessaires au maraîchage.

 

En 2022, les produits issus d’exploitation en cours de reconversion bio seront comptés dans le quota de 50%  au même titre que les labels rouges, les AOP, les IGP, les écolabels et les mentions valorisantes : « produits de pays », « montagne », « fermier », « produit de la ferme », « produit de montagne ».

 

C’est la part de 20% de produits bio qui sera difficile à respecter.

 

Nous recenserons les agriculteurs qui font déjà de la vente directe sur notre commune et alentour, nous proposerons à ceux qui le souhaitent un local permettant la vente directe de façon à aider les projets d’installation et de vente de produits provenant de l’agriculture raisonnée et bio.

Il faut aider les producteurs sur le plan de la vente directe aux particuliers car la vente aux collectivités ne suffira probablement pas à garantir un chiffre d’affaire viable.

 

Pour cela nous solliciterons l’Agglo dans le cadre de la création d’un Tiers Lieux ou d’ateliers relais.

L’installation d’un point de vente collectif de produits locaux, sous forme de permanences dans un premier temps, et la présence sur le marché du dimanche des producteurs engagés dans cette démarche, participera à sa redynamisation pour lui redonner vie.

 

L’objectif est de proposer une alimentation locale saine avec un cahier des charges bien précis à un prix compétitif par rapport aux produits vendus en grande surface tout en permettant aux agriculteurs locaux de vivre et non de survivre.

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